Quel futur pour les relations sociales et amoureuses ?

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Prédire comment va évoluer la situation générale de l’espèce humaine en terme de comportements sexuels et amoureux est difficile à prévoir. On peut par contre lancer quelques pistes sur l’évolution dans les pays du vieux continent.

Première possibilité, l’évolution des dérives sexuelles est coupée net par un élan de conservationnisme général. Cela peut par exemple être le cas si on constate une islamisation rapide et majoritaire de l’Europe. Les valeurs de cette religion sont en parties similaires au christianisme, et une application stricte de la charia nous ferait revenir de facto à une époque ultérieure en ce qui concerne les relations entre hommes et femmes.

Même si cela parait peu probable, cette hypothèse n’est pas exclue mais serait vraisemblablement temporaire. L’évolution technologique et scientifique générale devra de toute manière, à terme, sonner le glas de toute forme de croyance ne s’appuyant pas sur des faits scientifiquement démontrables. Que cela soit deux cent, deux-cents ou cinq-cents ans, il est un fait certain, c’est que, sauf via manipulation des élites, la masse ne devrait plus avoir foi dans des croyances basiques à terme.

Si cela arrive rapidement, on devra alors s’interroger, avec la qualité des soins de santé, sur la volonté de procréer plus d’un ou deux enfants par famille. Si nous vivons jusqu’à 150 ans et que nous travaillons donc jusqu’à un âge de plus en plus vieux, nous n’aurons pas le besoin d’avoir beaucoup d’enfants pour assurer un emploi complet. Les gouvernements pourraient donc d’une part mettre un haut-là à la procréation, comme c’est par exemple le cas en Chine, mais les populations éclairées devraient être capable de la réaliser par elles-mêmes, et se rendre compte qu’avoir beaucoup d’enfants n’a pas de sens, comme c’est déjà le cas en Europe depuis plusieurs années ou le taux de natalité est de plus en plus faible.

Dans ce contexte, ou une cellule familiale n’est plus nécessaire au fait d’élever des enfants (soit on n’en aura plus ou, si la tranche de notre vie qui leur sera consacrée sera réduite significativement en proportion à notre espérance de vie), il faut se poser la question de savoir si être en couple aura encore un impact. C’eut été le cas si les femmes étaient dépendantes des hommes pour des revenus, mais c’est de moins ne moins le cas.

Dans ces conditions, le besoin humain d’autonomie conjugué à notre volonté de trouver de l’affection mais de de manière diversifiée, devrait nous conduire à chercher plusieurs dizaines de partenaires au cours d’une vie. Il est donc fort probable que la majorité de l’espèce humaine vive dans quelques centaines d’années sur un modèle décrit dans un livre peut être prophétique « Le Meilleur des Mondes » écrit par Aldous Huxley il y plus de 50 ans.

Nous entrerions alors dans une époque ou hommes et femmes se côtoient au quotidien et ne s’unissent physiquement que pour des raisons de plaisir charnel.

Reste à se poser la question que si nous n’avons plus la nécessité de procréer, notre libido ne sera-t-elle pas amenée baisser au fur à mesure des générations pour être voué à disparaitre ? Et dans ce cas, que deviendra le reste de l’humanité ?