Il y quelques dizaines d’années, il n’était pas rare de voir des mariages arrangés entre personnes de bonnes familles. Quelques centaines d’années en arrière, en France, c’était la norme pour l’ensemble de la population. Qu’est ce qui a fait que tout cela a tellement évolué, et est-ce vraiment positif ?

Faire des rencontres entre deux personnes de sexe opposé existe depuis toujours. Peu importe, la période, l’époque, la culture, hommes et femmes se sont toujours retrouvés. Il existe des civilisations ou un homme avait plusieurs épouses et d’autres ou s’étaient les femmes qui choisissaient elles-mêmes leur ou leurs mari(s).

En Europe occidentale, de manière historique, les hommes ont une sorte d’avantage supplémentaire sur l’autre sexe car nous sommes issues d’une culture Christiane classique. Notre culture ancestrale prône des valeurs de bases tellement ancrée dans nos racines que cela devient difficile de s’en défaire.

Ces valeurs sont celles que nous connaissent tous et qui sont transmises de générations en générations. Travail, abnégation, amour de son prochain, dévouement aux (et au Seigneur). Le sens de la famille a également une importance capitale et est la fondation même de notre culture actuelle.

Dans ce cadre général, le mari trouve naturellement, de par sa force physique plus importante, une place axiale au sein de la cellule familiale. En effet, historiquement, c’est lui qui s’occupe des taches physiques lourdes, comme travailler dans les champs ou couper du bois au Moyen-Age, alors que la femme est cantonnée dans des activités qui lui sont propres et sont jugées normales par l’Eglise. Ainsi, elle s’occupe du ménage, de la cuisine et de l’éducation des enfants. Elle passe d’ailleurs la majeure partie de sa vie à cette occupation, et en est récompensée en étant jugée par ses pairs et par le reste de la société comme une bonne chrétienne. Ce renforcement positif la conforte dans ce qu’elle fait et l’induit à enseigner les mêmes valeurs à ses enfants et petits-enfants, jusqu’à nous, vivant ce jour en France.

Cependant, la nature de l’activité professionnelle des hommes a changé depuis quelques temps. Si les champs ont été remplacés par les mines ou par l’usine lors de la révolution industrielle (aux alentours de 1850 pour les pays de l’Europe occidentale), le travail des femmes est lui resté inchangé.

Tout cela est pourtant en claire modification depuis que les activités administratives ou intellectuelles prennent une place plus importante dans notre monde. Ainsi, le cadre du travail et de la vie professionnelle, qui était jusqu’alors réservé aux hommes, est maintenant accessible également aux femmes.

Celles-ci sont tous aussi compétentes que les hommes pour une série de taches de bureau et leur présence est dans le même temps moins requise à la maison pour différentes facteurs. La santé pour commencer et le taux de naissance moins important (inférieur à 2 et obligeant donc les pays industrialisés à s’appuyer sur un taux d’immigration en hausse pour soutenir une masse salariale suffisante depuis plusieurs dizaines d’années). D’autre part, la femme a finalement l’occasion d’être indépendante financièrement et la mondialisation amène des données culturelles différentes qui se mélangent aux nôtres et créent de nouvelles possibilités de socialisation.

Nous sommes donc clairement dans un schéma d’évolution sociale, que ce soit en terme de travail pour les hommes et les femmes, de cellule familiale qui se retrouve aménagée et qui remet donc en question tout la structure de relations humaines et amoureuses.

C’est dans ces conditions que nous voyons depuis peu émerger des nouvelles formes et de nouveaux types de séduction. La ou les hommes avait depuis des lustres le loisir de choisir l’élue de leur cœur car ils étaient jugés comme apportant la réelle plus value au sein de la famille (via leur travail et l’argent qui en découlait), les femmes indépendants d’aujourd’hui sont maintenant sur un pied d’égalité et peuvent donc tout autant que les hommes choisir leur partenaire sexuel.

Cette évolution, jointe à la diminution des croyances et l’envol des nouvelles technologies, tout en étant liée au développement du féminisme, amène automatiquement de nouveaux modes de fonctionnement. Les sites de rencontres en ligne en sont un parfait exemple.

Ceux-ci amènent et aider à supporter une nouvelle forme de relation sociale qu’est le marketing des rencontres et de la recherche de l’âme sœur. Notre époque lourde en stress et pauvre en temps pousse les gens à trouver la facilité et à cherche un partenaire de manière plus rapide et moins couteuse.

De plus, le fait d’avoir accès à un nombre de partenaires quasi illimité, nous poussent tous à chercher le meilleur pour soi. Quand on compare à une époque pas si lointaine, ou le fait de se marier au fermier du village d’à côté constituait une révolution, car en dehors de la sphère rurale proche (à savoir le village d’appartenance), notre choix et nos méthodes de communication nous donnent le loisir de rencontrer une personne à l’autre bout de la planète en quelques heures, voire en quelque clics.

L’humain est par défaut fainéant, ce qui signifie qu’il fera un effort minimum pour avoir un résultat maximum (pourquoi allez chasser le sanglier dans les bois à la lance, le dépecer et le cuire, alors qu’il suffit d’acheter une barquette de cassoulet dans le supermarché du coin) ?

Il est donc humain de s’assoir derrière son ordinateur ou sa tablette le soir et de zapper les différents profils potentiels jusqu’à trouver le bon, plutôt que de sortir et de réellement rencontrer du monde et faire de nouvelles connaissances. Cependant, tout peut aussi amener à une série de dérives…